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The Drama, de K. Borgli

  • Photo du rédacteur: bjullian
    bjullian
  • il y a 2 jours
  • 2 min de lecture

Suis-je une émotion ? Un rôle ? Un mensonge bien joué ?


Dans la pénombre du cinéma, une chose devient claire : The Drama ne raconte pas une histoire d’amour. Il met en scène le théâtre du couple.



Charlie et Emma s’aiment. Ou du moins, ils jouent à s’aimer. Jusqu’à cette question, presque anodine : quelle est la pire chose que tu aies faite ? Et soudain, tout bascule. Le vernis craque. Le mariage - cette institution si bien répétée - devient scène de crime.


Le réalisateur Kristoffer Borgli s’amuse avec le mot drama : crise intime, théâtre social, mise en abyme constante. Car ici, tout est jeu : les regards, les silences, les aveux. Et nous, spectateurs, sommes les voyeurs d’une vérité qui dérange. On rit, mais quelque chose résiste. Une gêne. Une honte presque.


Le couple, interprété par Robert Pattinson et Zendaya, devient marionnette d’un système plus grand : celui du paraître, du regard des autres, de la performance amoureuse. Le mariage n’est plus un engagement. C’est une scène.


Ma réaction est trouble. J’ai aimé la précision du jeu, la mise en scène instable, presque étourdissante, cette manière de nous mettre face à nous-mêmes. J’ai moins aimé le sentiment de ne pas aller jusqu’au bout. Mais peut-être que c’est là, justement, que le film est juste.


Car la vie ne donne pas de réponses. Elle laisse des fissures. Et c’est là que l’art intervient.

Être artiste, c’est prendre ces fissures et les agrandir. C’est mettre une loupe sur nos contradictions, nos lâchetés, nos amours imparfaits.


Dans un monde saturé d’images lisses, The Drama rappelle une chose essentielle : la vérité dérange. Et elle ne se joue jamais parfaitement.


Alors oui, courez au cinéma. Vous n’en sortirez pas indemnes. Mais peut-être un peu moins aveugles.

 

 
 
 

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