top of page
Rechercher

Jusqu’à ce que la mort nous sépare – Rémi De Vos / Théâtre Essaïon

  • Photo du rédacteur: bjullian
    bjullian
  • 3 avr.
  • 1 min de lecture

Une urne se brise, et me voilà poussière, invitée malgré moi dans le décor des émotions. Je flotte autour de trois comédiens survoltés qui portent, avec une noirceur jubilatoire, le texte de Rémi De Vos.


Je virevolte à mort, volteface amour. Ici, tout se dit comme ça se pense : frontal, drôle, acide. Entre “mort” et “amour”, quelques lettres seulement, et jamais d’indifférence.


Le deuil rapproche une mère, un fils, et une future belle-fille à peine installée dans l’histoire. Ce ne sont pas les urnes qui explosent, mais les cœurs : fissures, quiproquos, non-dits qui s’ouvrent enfin. Dans certains pays, le deuil est célébration ; ici, il est vivant, vibrant.


Je laisse mes traces de poussière pendant que l’absurde s’invite dans le bazar de cette famille : je t’aime, je te déteste, je reviens, je repars… un chaos tendre où l’humour frôle la noirceur pour mieux la désarmer.


L’écriture de Rémi De Vos est fine : elle fait sourire les cendres que nous sommes tous, un jour ou l’autre. Les comédiens prennent le texte à bras-l’âme et nous rappellent une chose simple : vivre. Maintenant. Ici. Avant que la fin vienne nous surprendre.


Et n’est-ce pas là le rôle de l’art ?


Dépoussiérer nos jours, rallumer nos feux, ramener la vie dans ce qui s’effrite. Alors marions-nous à l’art, marions-nous à la vie — avant de finir dans un cadre où, heureusement, l’art saura encore nous dépoussiérer.


Poussière d’encre, me revoilà.

 
 
 

Commentaires


bottom of page